Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 00:01
alors voilà,
nous n'étions pas mort, bien qu'un peu fatigué, et les aventures continuent là, sur commettre.fr
c'est un nouveau chez soi qui sent encore le plâtre, mais mon plâtre.

alors à bientôt
espère-je

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Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /Oct /2008 16:59
absence justifiée par des aventures telles que : une enfant advenue, la construction d'un "vrai" site, des lectures et des écriture hors ligne, alors bientôt des nouvelles mais ailleurs et autrement.

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Jeudi 25 septembre 2008 4 25 /09 /Sep /2008 23:36
- Publié dans : fenêtre
Il y a en avant de l'autel légèrement à main droite, dans l'église de Saint Plancard, département de Haute-Garonne, une statue blanche de plâtre poussiéreux reposant sur un socle en bois tourné de cent vingt centimètres ; ni splendeur inconnue, ni meringue sulpicienne, ni laide, ni belle mais suffisante à la dévotion qu'elle suscite.
Sur son socle quelques bougies qui gouttent. La cire vient déborder au pied de la statue, tombe sur un tabouret de bois couvert d'éclats grattés et de toiles d'araignées.
Là, ouvert, un cahier à spirale au papier réglé à petit carreaux et un stylo à bille. S'y notent, d'une écriture tremblée de vieille femme, diverses recommandations à la représentée de la statue en plâtre et à l'enfant Jésus qu'elle porte dans ses bras.

Soeur malade, frère hospitalisé, mort dont on veut garder le souvenir et assurer la tranquillité. Phrases d'un monde dont nous ne comprenons rien, nous ne pouvons moquer ; nous sortons, éblouis à la lumière de midi, émus en pensée par les petits carreaux et les éclats grattés.

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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 00:37
- Publié dans : métro et communs
Louons celui qui un jour proposa de dédier entièrement la décoration des quais de la station Parmentier à une glorification pédagogique de la pomme de terre et de son bienfaiteur français Antoine Augustin du nom de la station.
Assombrie de claies vertes évoquant l'horticulture, ornée de panneaux pivotants bloqués d'une poussière si épaisse qu'elle semble de la suie, c'est une grotte.
Avec de la patience et de bons yeux on peut découvrir quelles étaient en 1977 les principales régions productrices et quelles délicieuse recettes variées et originales le brillant tubercule autorise.
Station totale, la logique de décoration thématique est poussée à l'assise : les sièges sont la fidèle reproduction de siège de tracteur en fonte ; trois quart de cercle ajourés de trou, avec un renflement marqué à l'entrejambe. On y est bien.

Le dispositif, comme on ne disait pas encore, oriente notre regard vers un renfoncement, une alcôve où se trouve, dans une matière brillante et opaque qui semble de la résine, la statue d'Antoine Augustin faisant don de  la pomme de terre à un pauvre à genoux, le sauvant sûrement d'une misère affamée et des cultures incertaines.

Gloire à la patate.

Se dépêcher, il semble que déjà la lumière soit plus claire, bientôt, c'est à craindre, l'omniprésent carreau de faïence.

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Jeudi 11 septembre 2008 4 11 /09 /Sep /2008 10:50
- Publié dans : métro et communs

Ce matin, quantité étonnante de Camille Laurens dans le métro, sur plusieurs lignes, dans plusieurs rames.

 


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Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /Sep /2008 23:19
- Publié dans : à pied, la tête en l'air
D'un coup le regard se dérobe, l'oeil refuse de voir ; souhaiter un accident pour espérer une pulsion du regard. Ce n'est pas un flou de myopie mais une excessive mobilité des choses.

Ne reste visible, accrochée et certaine qu'une bande de lumière comprise entre les rectangles blancs du passage piéton et le rétroviseur intérieur des voitures en stationnement. Le monde en dehors de ce rectangle est trop rapide pour être vu, fuyant autant qu'il fuit.
Est-ce qu'une main de cuir nous tient la nuque ? Est-ce que nous avons été ralenti dans notre nuit?
Voilà que le monde devient métaphorique malgré nous, qui le voudrions à la lettre.
Vivre malgré soi des aventures métaphoriques, c'est joyeux.

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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 23:23
- Publié dans : criture


Imaginons, vous voulez écrire un livre, alors vous en lisez d'autres, joie de la documentation.
Mais au détour, pas vu venir, un personnage veut écrire un roman, celui que vous préparez.
Malheureusement il n' y arrive pas. C'est dommage, vous auriez aimé le plagier.


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Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /Sep /2008 23:31
- Publié dans : refaire la moelle
"Les gens légers, bornés, les esprits présomptueux et enthousiastes veulent en toute chose une conclusion ; ils cherchent le but de la vie et la dimension de l'infini. Ils prennent dans leur pauvre petite main une poignée de sable et ils disent à l'Océan : "je vais compter les grains de tes rivages." Mais comme les grains leur coulent entre les doigts et que le calcul est long, ils trépignent et ils pleurent. Savez-vous ce qu'il faut faire sur la grève? Il faut s'agenouiller ou se promener. Promenez-vous."

Flaubert – lettre à Mademoiselle Leroyer de Chantepie 18 mai 1857

là vous trouverez d'autres conseils aux jeunes littérateurs



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Dimanche 31 août 2008 7 31 /08 /Août /2008 18:34
- Publié dans : luvuentendu

Imaginer un livre, lire un livre écrit y a quarante-trois ans, par un jeune homme de trente, décrivant des jeunes gens de vingt-cinq et que ce livre se trouve être l'exposition de  notre misère présente, de notre servitude présente.
C'est l'écart dans la ressemblance qui nous trouble, nous pourrions jouer à réduire cet écart  remplacer l'Express droitisé par Télérama, décaler la topographie parisienne vers les arrondissements à deux chiffres, plus quelques pointes de goût émoussées (la mode anglaise, les chesterfield etc) mais cette péremption des contingences est déjà incluse dans le texte, elle en est l'objet.

La capacité à s'aliéner en croyant maintenir sa liberté, nous l'éprouvons au moment même où nous la lisons, par le déni. Un sourire aigre, à chaque fois que nous nous reconnaissons dans les descriptions de l'intime, des rapports amicaux, de la forme que nous souhaitons donner à notre vie et que nous refusons cette reconnaissance en tâchant de nous dire : "non ce n'est pas exactement cela".
Mais c'est fuir vainement ; puissance des « choses » de Perec, qui déploie l'analyse par la description et donne à la moquette une présence politique

prendre  au sérieux Perec se défendant d'avoir écrit un texte contre la société de consommation, on ne décrit pas les choses contre-elles mêmes. Nous sommes agents de nos servitudes

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Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /Août /2008 09:58
- Publié dans : métro et communs

Au sein du grand nombre de jeunes femmes fièrement vêtues d'elles-mêmes qui descend à la station Saint-Germain-des-près on ne peut, à l'oeil, distinguer qui des magasins de vêtements, qui des maisons d'éditions.

 


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